Quest : L'étude de préfaisabilité révèle des résultats positifs pour son projet de mine de terres rares Lac Strange et son usine de transformation au Québec

Marketwired

TORONTO, ONTARIO--(Marketwired - 23 oct. 2013) - Quest Minéraux Rares Ltée (QRM.TO)(NYSE MKT:QRM) est heureuse d'annoncer que sont étude de préfaisabilité (ÉPF) approfondie de son projet de terres rares Lac Strange, Zone-B, révèle des résultats positifs. Comme il est envisagé dans l'ÉPF, Quest croit que le gisement Zone-B, situé dans le Nord du Québec, sera l'un des plus grands gisements de terres rares lourdes au monde avec les meilleurs teneurs, et que son projet d'usine de transformation dans le Sud du Québec sera le plus grand de sa catégorie en Amérique du Nord. L'objectif de Quest est d'approvisionner les marchés mondiaux en expansion à partir d'une source d'éléments de terres rares (ETR) stable, sécuritaire et d'une grande qualité, sans égard à la fluctuation de l'offre d'ETR en provenance de la Chine ni à la variation des prix que cela occasionne, la Chine étant le plus grand producteur d'ETR à ce jour.

Ont contribué à l'ÉPF: Micon International Limited (Micon International), Process Research Ortech Inc., AECOM, Hatch Associates Ltd., Hazen Research Inc., SLR Consulting Ltd. et RPC. L'ÉPF révèle un flux de trésorerie positif et un taux de rendement interne (TRI) élevé. Avec une production annuelle moyenne d'oxyde de terres rares projetées à 13,650 tonnes métriques (t), Quest croit avoir tout le potentiel nécessaire pour devenir un important producteur et fournisseur mondial à long terme d'éléments de terres rares lourdes (ETRL). En fonction de l'ÉPF, 47 % de la production annuelle d'oxyde de terres rares de Lac Strange et 56 % de ses revenus totaux proviendront du concentré d'ETRL+Y, ce qui fera de Quest l'un des principaux fournisseurs mondiaux d'ETRL+Y.

L'ÉPF prévoit la construction d'une usine hydrométallurgique dans le Sud du Québec afin de transformer le minerai extrait du gisement Lac Strange et d'en obtenir quatre produits distincts - une combinaison de concentré d'oxyde d'ETRL+Y à pureté élevée, du sulfate basique de zircone (SBZ), de l'oxyde de niobium à pureté élevée et un concentré de mélange de terres rares légères double sulfate. Une mini-usine de traitement métallurgique de 100 kg par jour de minerai a été mise en place au début de 2012 afin de tester certains procédés de séparation. Quest se prépare actuellement pour la construction d'une usine pilote complète, qui devrait entrer en fonction au début de l'année 2014.

« Nous sommes très satisfaits des résultats de cette étude de préfaisabilité : nos consultants ont été prudents avec les hypothèses utilisées et nous sommes convaincus que les rendements sont très sains pour un plan industriel à forte intensité en capital de ce type », a réitéré Peter Cashin, président et chef de la direction de Quest. « Le projet Lac Strange a le potentiel de créer une base solide pour la mise sur pied d'un secteur d'activité majeur pour l'Amérique du Nord, capable de faire face aux fluctuations récurrentes de l'offre d'ETR chinois à long terme. Au cours des trois dernières années de travail intensif, nous avons fait cheminer le projet du gisement Lac Strange d'une petite découverte évaluée sur la base d'un ensemble limité de données à un développement minier considérable qui s'est développé de manière significative; un grand pas pour Quest, ses actionnaires et les industries qui ont grandement besoin des produits que le gisement Lac Strange fournira bientôt ».

Le projet Lac Strange s'inscrit à la fois dans les stratégies industrielles du gouvernement du Canadien et du gouvernement du Québec. Quest estime que les industries stratégiques nord-américaines allant de la défense à l'automobile (voitures électriques) et à l'éolienne accueilleront une source stable de produits de terres rares. Quest offre une grande opportunité d'affaires dans le domaine des hautes technologies pour le Québec et le Canada, avec un potentiel d'emplois dans de nombreux postes techniques ainsi que dans le domaine de l'ingénierie hautement qualifié. Selon Quest, la valeur actuelle nette du projet Lac Strange et de la quantité importante attendue de production de l'usine de Quest soutient l'investissement en capital requis. Quest estime que la gamme complète de produits, le niveau de production considérable, ainsi que la longue durée de vie du projet minier fourniront aux principaux clients un avantage significatif - la stabilité d'un approvisionnement nord-américain. La réussite de l'ÉPF marque une étape importante pour Quest. L'ingénierie de base pour le projet Lac Strange est en cours. Ce qui permettra à Quest d'accélérer les discussions en cours avec ses partenaires potentiels pour des ententes stratégiques et « d'off-take » en vue d'engagements financiers et techniques envers le projet Lac Strange.

Quest est engagée à veiller à ce que le projet minier Lac Strange établisse une norme élevée de sensibilité aux préoccupations environnementales et aux peuples autochtones locaux. L'approbation du public pour ce projet, ou son acceptabilité sociale, est aussi importante pour Quest que le sont les exigences réglementaires. Le projet Lac Strange a été conçu dans le plus grand respect des besoins et des attentes régionales.

Faits saillants de l'ÉPF (Tableau 1):

  • L'ÉPF démontre un taux de rendement interne (TRI) robuste de 25,6 % avant impôt et de 21,2 % après impôt. La valeur actuelle nette (VAN) du projet avant impôt et hors endettement avec un taux d'actualisation de 10 % est de 2,9 milliards $ et de 1,8 milliard $ après taxes.

  • Le total des dépenses de construction du projet est de 2,57 milliards $, en se basant sur une durée de vie de la mine de 30 ans minimum.

  • Les coûts comptant d'exploitation sont en moyenne de 432 millions $ par année, 300 $/t broyée.

  • Le projet générera en moyenne 1,047 milliard $ de revenus par an, composés à 55,8 % de la vente d'ETRL+Y concentrés, de 17,3 % de la vente de produits de zircone, de 12,9 % de la vente de produits de niobium, et de 13,9 % de la vente d'un concentré de terres rares légères.

  • La production annuelle moyenne sera composée d'un oxyde d'ETRL+Y mixte concentré contenant 2,100 t d'oxyde de terres rares lourdes, 4,250 t d'oxyde d'yttrium, 24 650 t de ZrO2 contenus (comme SBZ haute pureté), 3200 t d'oxyde de niobium de haute pureté et un composé d'ETR légères concentré double sulfate contenant 7,300 t d'équivalent d'oxyde de terres rares légères.

  • Le prix du panier non actualisé REO est de 73,76 $ par kg. Ces hypothèses de prix sont basées sur des moyennes établies par consensus avec des pairs de l'industrie à partir des données de 2013, des prix du marché actuel publiés par des experts de l'industrie et des analystes clés du marché des ETR; le prix de vente du concentré utilisé dans l'ÉPF inclut une réduction de 30 % du prix du concentré d'oxyde séparé.

ÉPF - Indicateurs clefs

Les résultats de l'ÉPF sont basés sur l'ensemble du minerai à être extrait du gisement Lac Strange, transporté par camion à l'installation portuaire du Labrador et ensuite envoyé par bateau dans une installation portuaire située dans le corridor maritime Québec-Montréal.

Tableau 1: Indicateurs clés

Paramètre Montants Unités
Dépenses initiales en capital 2,565 $ millions $
Coûts comptant d'exploitation 432 $ millions $/année
Revenus 1,047 $ millions $/année
         
Économique (avant impôt, sans facteur d'endettement)      
  TRI 25,6   %
  VAN@8% 4,014   millions $
  VAN@10% 2,949   millions $
  VAN@12% 2,163   millions $
         
Économique (avant impôt, sans facteur d'endettement)      
  TRI 21,2   %
  VAN@8% 2,544   millions $
  VAN@10% 1,800   millions $
  VAN@12% 1,252   millions $
       
Période d'amortissement 3,5   années
       
Ressources minérales      
  Indiquée 278   millions t
  Inférée 214   millions t
Exploitation minière      
  Minerai extrait et expédié 44,66   millions t
  Niveau de production 1,440 000   t/année
  Durée de vie de la mine (DVM) 30   années
  Coefficient de recouvrement 0,34   résidu / minerai
         
Composition des revenus      
  Concentré d'ETRL+Y1 91,89   $/kg
  Concentré d'ETRl2 19,99   $/kg
  Sulfate basique de zircone 7,35   $/kg
  Oxide de niobium 42,00   $/kg
         
Taux de recouvrement      
  Moyenne ETRL+Y 83,1   %
  Moyenne ETRl 80,2   %
  Sulfate basique de zircone 74,2   %
  Oxide de niobium 86,8   %
         
1. Éléments de terres rares lourdes (ETRL) inclus : Eu, Gd, Er, Tb, Dy, Ho, Yb, Tm et Lu.
2. Éléments de terres rares légères inclus: La, Ce, Nd, Sm et Pr.
3. Tous les montants indiqués dans le tableau ci-dessus sont en dollars canadiens.

Initiatives marketing et partenariats industriels

Quest a travaillé avec diligence pour réduire les risques liés au projet grâce à diverses initiatives de partenariat et de marketing. Le 9 juillet 2013, Quest a annoncé avoir signé une lettre d'intention non contraignante avec TAM Ceramics Groupe de NY, LLC (TAM), un important fabricant et distributeur de produits chimiques provenant du zircone basé aux États-Unis. La lettre d'intention prévoit que TAM acceptera d'acheter jusqu'à 24,000 tonnes de zircon par an. Plusieurs échantillons fabriqués dans la mini-usine pilote de Quest ont été testés avec succès comme précurseurs pour une variété de produits à valeur ajoutée par TAM.

Quest a engagé le Helmholtz Institute for Resource Technology (Helmholtz) de Freiberg en Allemagne et SGS Lakefield Research Ltd. (SGS) de Lakefield en Ontario aux fins d'examen par les pairs des procédés métallurgiques de Quest. L'Institut Helmholtz a donc effectué son examen du processus métallurgique « front-end » et a publié un rapport positif. L'Institut Helmholtz est en train d'élaborer une proposition globale pour l'amélioration du processus « front-end » y compris le tri du minerai, la flottation et la séparation magnétique, ce qui devrait améliorer sensiblement la rentabilité du projet. SGS a effectué son examen sur l'organigramme de processus et a également publié un rapport positif. Les deux organisations, Helmholtz et SGS, vont soumettre une proposition pour l'évaluation de la valorisation, lixiviation acide et procédés de séparation chimiques à l'échelle de l'usine pilote complète. Quest a l'intention de travailler avec les deux groupes sur une usine pilote entièrement intégrée devant fonctionner en continu à compter du milieu de l'année 2014. Cette usine pilote continuera à fonctionner en tant que centrale de démonstration suite au succès de la montée en cadence.

Quest est aussi en discussion avec des partenaires potentiels pour le développement de la technologie de raffinement des ETRL concentrés. Ces partenaires potentiels incluent des chefs de file dans le domaine du raffinement des terres rares et dans le domaine de la production de produits chimiques spécialisés. L'objectif de Quest est d'avoir une usine de traitement opérationnelle en même temps que débuteront ses opérations de raffinage.

Prochaines étapes et potentiel d'optimisation

Quest a identifié de nombreuses améliorations d'efficacité dans les hypothèses du scénario de référence présenté par l'ÉPF qui visent à réduire davantage le capital du projet et les coûts d'exploitation et à augmenter le rendement des produits. Ces améliorations seront évaluées au cours des travaux de l'étude de faisabilité définitive qui sera lancée au début de 2014.

Dr. Dirk Naumann, vice-président aux opérations chez Quest, est un vétéran de 30 ans dans l'industrie des traitements de matériaux avancés. Il a déclaré : « Des efficacités liées au processus de traitement ont déjà été identifiées. Nous croyons que des éléments tels que l'amélioration des schémas de procédés, la restructuration du modèle d'affaires en plusieurs entités intégrées, l'enrichissement du minerai au site minier pour réduire les coûts et volumes de produits expédiés, ainsi que le développement d'une société d'exploitation appartenant à des autochtones pour prendre le contrôle de toute la logistique terrestre et maritime du projet conduiront, collectivement, à une meilleure efficacité opérationnelle. »

  1. Plan d'affaires stratégique

L'ÉPF assume que Quest exécute et exploite tous les aspects du projet du Lac Strange au sein d'une seule société. Cependant, Quest reconnaît qu'il peut y avoir certains avantages financiers à la structuration du projet dans des entités juridiques distinctes. Ces entités comprendraient une compagnie minière, une entreprise de transport et de logistique, une société de traitement des matériaux et une société de séparation et de raffinage, soit en tant que filiale en propriété exclusive de Quest ou sous forme de coentreprises avec des partenaires industriels. Il y a un certain nombre d'avantages potentiels à un tel arrangement, notamment la possibilité de collaborer avec une entreprise spécialisée en traitement ou en transport et logistique. Du point de vue financier, le capital requis pour l'ensemble du projet Lac Strange ne changera pas. Toutefois, à titre d'exemple, dans le cas du transport et de la logistique, Quest peut être tenu de financer seulement 30 % du capital d'une société de transport et de logistique, une économie potentielle estimée à 220 millions de dollars. Ce type de structure d'entreprise pourrait améliorer considérablement le TRI du projet et offrir une plus grande souplesse de planification du projet.

  1. Enrichissement du minerai au site

L'ÉPF prévoit que le minerai sera broyé au site minier, transporté par camion vers le site portuaire au Labrador, puis par bateau vers le sud du Québec. Une option en cours d'évaluation par Quest comprend le broyage et la concentration du minerai à la mine, ce qui entraîne moins de matériaux transportés et donne des économies en aval. Cette option entraînerait des coûts élevés en énergie, en capital et en coûts d'exploitation sur le plan de la concentration, ainsi que des pertes de revenus dans le processus. Cependant, toute perte de revenus provenant de la baisse de rendement serait compensée positivement par le traitement et l'expédition de moins de matière à partir des stocks de minerai substantiels qui seront générés sur le site de la mine.

  1. Amélioration des processus

Quest a identifié un certain nombre d'améliorations des processus qui n'ont pas été incorporés dans l'ÉPF mais feront partie de l'étude de faisabilité (ÉF) à venir. Ces améliorations comprennent la production d'un concentré de chlorure d'ÉTRL + Y à la place d'un concentré d'oxyde. On prévoit que cette étape réduira les coûts d'opération pour la production d'ÉTRL + Y, tout en produisant un concentré qui est une matière de base améliorée par rapport aux procédés de séparation individuels; la production d'un concentré de niobium au lieu d'un pentoxyde de niobium de haute pureté. Il est possible d'améliorer la qualité initiale de concentré de niobium afin de le rendre approprié comme matière première pour la production de ferroniobium, et de supprimer l'obligation d'affiner le concentré dans un circuit d'extraction par solvant séparé. Produire un concentré permettrait à Quest d'abaisser les coûts en capital et en exploitation et d'améliorer le rendement global du projet Lac Strange.

Projet de développement - Échéancier

Quest a établi un échéancier conservateur pour l'exécution de sa stratégie de développement (tableau 2). Plusieurs de ces initiatives sont en cours dans le but de fournir le premier produit de Lac Strange en 2018.

Table 2: Échéancier

Consultations, protocoles d'entente, entente sur les impacts et les avantages        2013-2014
Établissement des ententes d'approvisionnement et de développement stratégique             2014
Début de la phase de pilotage complet           T1 2014
Début de l'étude de faisabilité (ÉF)           T2 2014
Permis environnementaux et de construction              2016
Construction des sites et bâtiments              2016
Achèvement de la construction et mise en service              2017
Livraison du premier produit              2018

Révision du modèle de développement du projet ÉPF

L'ÉPF couvre tous les aspects du développement du projet, y compris l'exploitation minière, l'installation de traitement hydrométallurgique, ainsi que toutes les infrastructures et la logistique connexe. Micon International a développé le plan de la mine sur le modèle de ressource publié à la fin de 2012. AECOM et Hatch Associates Ltd ont développé les estimations de coûts en capital et de coûts de fonctionnement des principales soumissions de capitaux, ainsi que les estimations des fournisseurs, des fabricants et des entrepreneurs. Le schéma de procédé a été développé grâce aux efforts combinés de Process Research Ortech Inc., Hazen Research Inc. Hatch Associates Ltd et Quest. Certains aspects ont été testés à l'échelle de l'usine pilote miniature.

Description générale du projet

Quest développe le projet Lac Strange dans le Nord du Québec. Tous les claims miniers composant le projet Lac Strange sont détenus à 100 % par Quest. Le projet Lac Strange est composé de 552 claims miniers couvrant une superficie totale d'environ 23 680 hectares et sont situés à environ 1100 km au nord-est de la ville de Québec, capitale du Québec (voir la figure 1 de l'annexe ci-jointe). La zone du projet est accessible par avion à voilure fixe ou hélicoptère de Schefferville, au Québec, ou de Nain ou de Goose Bay à Terre-Neuve-et-Labrador. La mine de nickel-cuivre de Vale à Voisey Bay est le site le plus proche, situé à environ 125 km à l'est de Lac Strange, sur la côte du Labrador.

Infrastructure du projet

Les installations du site de la mine Lac Strange comprendront un camp de logements, de bâtiments multifonctionnels et un atelier d'entretien. Les routes d'accès relieront la mine à ciel ouvert, les stocks de minerai, le stockage des résidus de roche, le site d'enfouissement et la piste d'atterrissage (voir la figure 2 de l'annexe ci-jointe). Le site portuaire et la mine seront reliés par une route d'accès toutes saisons en gravier, construite sur ​​une distance de 168 km, traversant des terrains plats et accidentés. Plusieurs options d'emplacement de port sont prises en compte dans l'ÉPF. L'option port préférée comprend un quai flottant qui peut recevoir deux petits navires et les barges qui ont des tirants d'eau nettement moins profonds, ce qui permet au quai d'être situé à proximité du rivage. L'étude de faisabilité (FS) sera plus approfondie et permettra de valider et confirmer les exigences spécifiques et la configuration du port.

L'ÉPF prévoit que l'infrastructure de traitement, qui comprend l'usine de traitement elle-même et l'installation de confinement des résidus industriels, sera située dans le sud du Québec. Le site de l'usine de traitement comprendra le stockage de soufre, une usine d'acide, une usine d'extraction par solvant (SX), les stocks de minerai, les services publics et les systèmes de soutien. L'installation de confinement de résidus comprend la structure de stockage de résidus et le bâtiment de déshydratation, des étangs connexes et de la tuyauterie entre ces deux lots.

Compétences requises et perspectives d'emploi

L' ÉPF prévoit que le projet Lac Strange emploiera un total de 834 employés, composé de 324 employés à la mine, de 381 à l'usine de transformation dans le sud du Québec et de 129 pour l'infrastructure et l'administration générale. Quest emploiera des ingénieurs, des métallurgistes et des géologues qui auront besoin d'un diplôme de premier cycle et/ou d'études supérieures. Du personnel administratif et de soutien détenant un diplôme d'études supérieures et/ou de premier cycle sera également employé dans les services des finances, des ressources humaines, des achats et des services d'urgence. Voir le tableau 3 ci-dessous pour la répartition de l'emploi dans chaque catégorie.

Tableau 3: Division des emplois potentiels

  Opérations de l'usine de traitement          
Emplois Ingénierie
et
entretien
  Santé
et
sécurité
  Usine   Chaîne
d'approvi-
sionnement
  Exploi-
tation
minière
Infra-
structure
et adminis-
tration
générale
  Total
Cadre 0   0   1   0   1 6   8
Professionnel 6   2   8   1   6 1   24
Technique 22   2   49   6   23 9   111
Superviseurs de terrain 4   0   9   3   22 10   48
Main-d'oeuvre qualifiée et semi-qualifiée 75   0   167   4   263 62   571
Administration et soutien 2   8   0   12   9 41   72
Total 109   12   234   26   324 129   834

Géologie

Le Complexe Alkalic du Lac Strange (CALS) se trouve dans le pluton post-tectonique Mésoprotérozoïque Napeu Kainiut, qui inclut la monzonite, le granite, le granodiorite et les phases granitiques de type rapakivi. Le CALS est situé le long du côté ouest du Napeu Kainiut, où il est en contact avec le gneiss Archean de la province du Churchill Sud-Est. Le CALS, une intrusion circulaire de granite hyperalcalin d'une largeur de six à sept kilomètres, est la roche hôte d'éléments minéraux de terres rares du dépôt de la Zone B du Lac Strange. La minéralisation de la Zone B a lieu à l'intérieur de multiples feuilles et lentilles subhorizontales condensées de pegmatite et d'aplite hautement fractionnées et enrichies d'éléments de terres rares encaissés dans du granite hyperalcalin. En matière de volume, sur le plan de la ressource du bloc modèle, les pegmatites constituent environ 20 % et le granite 80 %. L'expérience de Quest indique que la minéralogie des éléments de terres rares dans la pegmatite et le granite minéralisé est similaire, bien qu'il soit quelque peu plus complexe au niveau des pegmatites.

Dans la Zone B, le granite subsolvus est enrichi d'éléments de terres rares légères relativement aux éléments de terres rares lourdes avec yttrium, mais en termes absolus, les pegmatites possèdent les grades les plus élevés et aux teneurs de coupure les plus élevées ; les concentrations d'éléments de terres rares lourdes avec yttrium sont équivalentes aux concentrations d'éléments de terres rares légères, soit 50 % des éléments de terres rares lourdes avec yttrium. Dans des pegmatites zonées et différentiées, la concentration d'éléments de terres rares augmente à partir des marges des pegmatites ressemblant à des feuilles vers l'intérieur, et le ratio éléments de terres rares lourdes avec yttrium/éléments de terres rares légères augmente également vers l'intérieur. La minéralisation des éléments de terres rares lourdes avec yttrium est concentrée au sein du centre volatile de ces pegmatites et est communément associée avec des zones de fluorite et de fer (hématite, aegyrine, arfvedsonite) où l'altération est généralement la plus intense. La bréchification hydrothermique au niveau de ces zones volatiles peut également recevoir une minéralisation d'éléments de terres rares de haute teneur. Bien que les premières phases des éléments de terres rares soient préservées à la grandeur de la Zone B, les textures de remplacement indiquent que les minéraux secondaires constituent la majorité de la minéralisation des éléments de terres rares.

Ressources minérales

En 2012, Quest a dévoilé une estimation révisée des ressources, doublant ainsi le tonnage pour le dépôt d'éléments de terres rares de la Zone B du Lac Strange (voir communiqué de presse : 31 octobre 2012, tableau 4). Le dépôt de la Zone B a présentement des ressources indiquées de 278 128 000 tonnes à 0,93 % OTRT, 1,92 % oxyde de zircone (ZrO2), et 0,18 % de pentoxyde de niobium (Nb2O5), et des ressources présumées de 214 351 000 tonnes à 0,85 % OTRT, 1,71 % ZrO2 et 0,14 % Nb2O5 (voir figure 3 dans l'annexe ci-jointe). Le plus récent rapport technique soutenant l'estimation des ressources qui précède est disponible sous le profil de Quest sur SEDAR et EDGAR.

L'estimation du dépôt de ressources de terres rares a été mise à jour par Micon International, sur laquelle s'est basé un rapport ayant été déposé sur SEDAR le 17 décembre 2012. Cette estimation de ressources est bâtie à partir du travail précédent mené sur la propriété du Lac Strange, comme il est mentionné dans le rapport technique Wardrop de mai 2011, ainsi que lors d'explorations et de forages intercalaires menés ultérieurement par Quest. Les estimations de ressources minérales indiquées au tableau 4 ci-dessous ont été calculées en utilisant une teneur de coupure de OTRT avec yttrium de 0,50 %.

Tableau 4: Ressources minérales

  Zone enrichie Domaine de granite Domaine de granite
Catégorie de ressource minérale Indiqué Indiqué Inféré
Tonnage (x 1 000 tonnes) 20 020 258 108 214 351
OTRT+Y (%) 1,44 0,89 0,85
ETRL+Y (%) 0,72 0,33 0,3
ETRL/OTRT 0,5 0,38 0,35
La2O3 (%) 0,15 0,12 0,12
CeO2 (%) 0,36 0,27 0,27
Pr6O11 (%) 0,039 0,03 0,029
Nd2O3 (%) 0,14 0,11 0,11
Sm2O3 (%) 0,036 0,024 0,023
Eu2O3 (%) 0,002 0,001 0,001
Gd2O3 (%) 0,039 0,023 0,022
Tb4O7 (%) 0,009 0,005 0,004
Dy2O3 (%) 0,066 0,032 0,028
Ho2O3 (%) 0,015 0,007 0,006
Er2O3 (%) 0,049 0,022 0,019
Tm2O3 (%) 0,008 0,003 0,003
Yb2O3 (%) 0,051 0,022 0,019
Lu2O3 (%) 0,007 0,003 0,003
Y2O3 (%) 0,47 0,22 0,19
Nb2O5 (%) 0,34 0,16 0,14
ZrO2 (%) 2,59 1,87 1,71
HfO2 (%) 0,06 0,05 0,04

Notes:

1. Les oxydes de terres rares totaux (OTRT+Y) incluent : La2O3, CeO2, Pr6O11, Nd2O3, Sm2O3, Eu2O3, Gd2O3, Tb4O7, Dy2O3, Ho2O3, Er2O3, Tm2O3, Yb2O3, Lu2O3 et Y2O3.

2. Les éléments de terres rares lourdes (ETRL+Y) incluent : Eu2O3, Gd2O3, Tb4O7, Dy2O3, Ho2O3, Er2O3, Tm2O3, Yb2O3, Lu2O3 et Y2O3.

3. Les oxydes d'éléments de terres rares légères (LREO, pour « light rare earth oxyde ») incluent : La2O3, CeO2, Pr6O11, Nd2O3 et Sm2O3.

4. La date d'entrée en vigueur de l'estimation des ressources est le 31 août 2012.

5. L'estimation des ressources est basée sur des carottes de forage à partir de la base de données de Quest de 2009 à 2011.

6. Micon International considère une teneur de coupure de 0,50 % OTRT+Y raisonnable en se basant sur une optimisation de fosse Whittle et une valeur économique marginale de 250 $ NSR basée sur les estimations de coûts pour la transformation et les dépenses générales et administratives pour le bloc modèle actuel.

7. La densité relative moyenne est de 2,72 g / cm3 pour le domaine de granite et de 2,74 g / cm3 pour la zone enrichie.

8. L'estimation des ressources a été classifiée comme ressource indiquée et inférée sur la base des données de densité appliquant les critères suivants :

  • La classification indiquée a été assignée à tous les blocs de ressources dans le modèle apparaissant dans la mine optimisée qui tombent dans des régions avec un espace de forage d'au moins 50 m par 50 m et a été estimée en utilisant au moins 16 échantillons provenant d'un minimum de quatre trous de forage.

  • Tous les autres blocs de ressources dans le bloc modèle apparaissant dans la mine optimisée et avec un grade plus grand que zéro ont été assignés à la classe modèle.

9. L'estimation des ressources prend en considération :

  • Une base de données de 256 trous de forage, totalisant environ 37 434 m de forage au diamant, utilisant 22 565 échantillons.

  • Les valeurs des tests (Assay values) dans la base de données qui étaient en dessous du seuil de détection ont été affectées d'une valeur de la moitié de la limite de détection.

  • Les échantillons ont été groupés pour une longueur de 2 m.

  • Une table de lithologie a été fournie avec les codes pour chaque type de roche majeure observée dans le gisement, principalement identifié comme pegmatites et des granites subsolvus.

  • Une valeur NSR a été ajoutée à la base de données d'analyse de l'échantillon en utilisant les estimations des prix des métaux et des recouvrements fournis par Quest. 

  • Une interprétation transversale de la lithologie de pegmatite a été fournie par Quest et a été utilisé par Micon International pour modéliser la colonne de pegmatite plus large et la structure en forme de dôme avec un certain mélange des Lithologies interlitées autorisées afin de maintenir la continuité du domaine le long de la percé et permettre une construction de fil de fer de la zone enrichie d'être terminée.

  • La longueur modélisée minimum des intervalles de haute teneur pour la largeur de la zone enrichie a 5 m utilise une combinaison d'indicateurs de la lithologie de pegmatite et une valeur de NSR avec une dilution interne maximale acceptable de 3 m à condition que la teneur totale du composite soit restée supérieure à un seuil. Un NSR cut-off pour la « zone enrichie » de 725$ / t a finalement été utilisée, car il formait des intervalles pouvant être connectés entre les sections et maintenir les propriétés statistiques descriptives de la pegmatite.

  • Un plafonnement de teneur a été appliqué. Dans le cas de la zone enrichie, la méthodologie utilisée pour établir la limite des valeurs aberrantes était de trier les échantillons de population du plus petit au plus grande et de plafonner la valeur là où il y a un grand incrément de la teneur qui marquait un bris dans la population. Dans les granites de la limite des valeurs aberrantes ont été fixées à la valeur du 99e percentile. Ceci donnait une valeur de recouvrement inférieur à celui de la zone enrichie de sorte que les échantillons de pegmatite à haute teneur isolés dans le domaine ne se traduisent pas en surestimation de teneur locale ou en traînées de qualités.

  • Le modèle de bloc utilisait des blocs de forme régulière de mesure (X) 10 m par (Y) 10m par (Z) 5 m, qui sont mis en rotation à 030 °. Le modèle de bloc a été limité en dessous d'une surface topographique créée avec 1 m de contour. Une Lithologie des morts-terrains n'a pas été incluse dans le modèle de bloc et a été exclue en utilisant un modèle numérique de surface.

  • Une Modélisation inverse de la distance a été utilisée comme méthode pour l'interpolation des teneurs dans le modèle de bloc B-Zone, car il permet de simples variations de la puissance pour tenir compte des différentes propriétés statistiques présentées par les différents éléments. Dans les oxydes de terres rares qui montrent un fort effet pépite, de l'interpolation de qualité a été effectuée en utilisant l'Inverse de Distance au carré (ID2). Ceci a propagé le poids d'estimation à travers les échantillons composites de sorte que l'estimation est lissée, comme dicté par une grande pépite. Dans les oxydes aux effets de pépite bas, Inverse de Distance cubes (ID3 ) a été utilisé, ce qui attribue plus de poids d'estimation pour les échantillons composites plus près. Discrétisation de 2 m cellules a été appliquée aux interpolations de teneur pour tenir compte de l'effet de variation du volume.

  •  L'estimation des ressources suppose la récupération de 100%.

10. Les ressources minérales qui ne sont pas des réserves minérales n'ont pas de viabilité économique démontrée.

Plan de la mine

La Zone B de la mine Lac Strange est conçue pour être une mine à ciel ouvert standard (voir le graphique 4 en annexe) ciblée pour exploiter les ÉTR à plus haute teneur au cours des dix premières années de production (phase 1 de la mine), ce qui sera ensuite suivi par des minéralisations à teneur inférieure au cours des années subséquentes (phase 2 de la mine).

La mine est conçue pour expédier 1 440 000 t de minerai par année à l'usine de traitement métallurgique à un ratio de recouvrement moyen de 0,34 (roche déchet : minerai), pour une durée de vie minimum de 30 ans. L'alimentation de l'usine pour l'année courante est extraite l'année précédente (tableau 5). Cela est fait pour assurer que l'usine ait un approvisionnement à longueur d'année.

Tableau 5: Moyenne d'extraction pour la durée de vie de la mine

Tonnage total extrait 9,072 000 t/ année
Tonnage quotidien extrait 50 000 t/ année
Tonnage transporté 1,440 000 t/ année
Tonnage accumulé en faible teneur (FT) et teneur moyenne ™ 5,052 000 t/ année
Résidus miniers 2,580 000 t/ année
Période d'opération 180 jour/année

Le minerai est extrait et broyé au site de la mine Lac Strange, pour ensuite être mis dans des conteneurs et transporté par camion au port du Labrador où les conteneurs sont mis sur des bateaux pour alimenter l'usine dans le sud du Québec.

Usine hydrométallurgique

L'ÉPF inclut la construction d'une usine hydrométallurgique (voir tableau 5 en annexe) qui, dans le cas de référence, va traiter le minerai transporté de Lac Strange et produire quatre produits distincts : un mélange d'ÉTRL+Y en oxyde concentré, un mélange de concentré d'éléments de terres rares légères double sulfate, du sulfate basique de zircone haute pureté et de l'oxyde de niobium haute pureté.

L'ÉPF prévoit qu'à l'usine dans le sud du Québec, le minerai sera broyé mouillé (wet-milled) et déshydraté (de-watered) avant d'être mélangé avec de l'acide sulfurique. Le mélange entre l'acide et le minerai amène le sulfatage thermique dans le four rotatif (thermal sulfation rotary kiln). Suite au sulfatage, il y a une étape de récupération où l'acide excédentaire est récupéré pour être recyclé dans le processus de schéma de procédé.

L'ÉPF prévoit aussi que le matériel sec sulfaté sera dirigé vers la lixiviation à l'eau, où les terres rares, le zircone et le niobium sont dissous. La boue est filtrée sous pression, et la liqueur métallifère (pregnant leach solution) converge vers un circuit de réduction du volume avant de passer par le processus d'extraction du solvant. Au stade de la réduction de la liqueur métallifère, la majorité des terres rares légères sont cristallisées hors du solvant, car les terres rares légères doublent les sulfates. 

La liqueur métallifère appauvrie en terres rares légères passe à l'extraction par solvant de zircone, où le zircone est récupéré comme un sulfate basique de haute pureté. Le sulfate basique de zircone sera transporté à TAM à Niagra Falls, N.Y., avec qui Quest a signé une lettre d'intention pour la vente de jusqu'à 24,000 t/an de ZrO2 contenu. L'uranium est aussi complètement enlevé de la liqueur métallifère et séparé du flux de zircone dans le processus zircone SX. L'uranium est précipité et enlevé du système en étant du diuranate de sodium, que Quest a l'intention de fournir à un producteur d'uranium pour du retraitement (reprocessing) à l'extérieur du site.

Dans l'ÉPF, le raffinat de zircone, maintenant sans uranium et presque sans zircone, passe à un circuit SX pour la récupération de l'acide sulfurique avant que la solution soit conduite à la récupération du niobium. Le niobium est précipité en tant que concentré et ensuite raffiné davantage pour produire un produit à 99 % Nb2O5. Le filtrat de la précipitation de niobium continue à l'enlèvement du thorium par extraction du solvant. Le thorium est complètement enlevé, dépouillé et précipité avec de la chaux. Le thorium précipité passe à travers davantage de traitements avant d'être combiné à du résidu de liqueur métallifère et à d'autres matières solides traitées, pour être disposé dans l'infrastructure de résidu.

Le raffinat de l'extraction du thorium va ensuite à l'extraction du concentré d'ÉTRL+Y. Les ÉTRL+Y sont extraits comme un groupe et dépouillés pour produire une solution riche d'ÉTRL+Y. Dans le modèle de base, les ÉTRL+Y sont précipités en concentré de fluorure et calcinés par la suite pour produire un oxyde mixte. Une option alternative privilégiée, la production d'un concentré de chlorure mixte d'ÉTRL+Y, est en train d'être développée et est attendue pour remplacer la route du fluorure des ÉTRL+Y dans l'étude de faisabilité comme étant un des processus d'amélioration mentionnés plus haut. Des solutions de méthode d'épuisement du produit de valeur (Value product-depleted process solutions) sont combinéees pour le traitement avec du calcaire et de la chaux. Le résidu combiné est déshydraté (dewatered) et les résidus solides sont empilés à sec dans un site conçu à cet effet proche de l'usine. L'eau issue du circuit de neutralisation va passer par une usine de désalinisation avant d'être recyclée. L'équilibre d'eau dans le processus général est légèrement négatif (pas de rejet d'eau).

Dépenses en capital

L'ÉPF estime que la dépense initiale en capital sera de 2,57 milliards $ (tableau 6). La moyenne de capital de soutien requis pour l'opération (mine + usine) est estimée à 28 millions $ par année, à partir de la quatrième année de production. Le coût de capital initial inclut un coût de contingence de 19 % (405 millions $).

Tableau 6: Dépenses en capital

Catégorie de coûts Montant (millions $)
Mine Lac Strange 123 $
Route d'accès à la mine 258 $
Port du Labrador 56 $
Usine de traitement 363 $
Usine d'extraction par solvant 597 $
Balance de l'usine 132 $
Site de confinement des résidus 65 $
Coûts indirects 566 $
Contingence 405 $
Total 2,565 $

Coûts d'opération

La moyenne totale annuelle des coûts comptant des opérations (tableau 7) est estimée à 432 millions $ (en assumant être en opération 350 jours par année). À un niveau de production nominale d'ÉTRL+Y+ÉTR légères+ZrO2+Nb2O5 à 119 t par jour, un total annuel combiné de 41 500 t de produits sera produit.

Tableau 7: Coûts d'opération

Catégorie de coûts Montant ($ millions/an) Montant ($/t broyées)
Exploitation minière 52 $ 36,28 $
Traitement 64 $ 44,24 $
Extraction par solvant 174 $ 120,53 $
Transport et logistique 114 $ 79,63 $
Dépenses générales et administratives 28 $ 19,63 $
Total 432 $ 300,31 $

Niveaux de production annuelle

La production annuelle attendue pour les produits d'éléments de terres rares (ÉTR) des concentrés combinés d'ÉTRL+Y et ÉTR légères ainsi que pour les produits de grade chimique de zircone et de niobium au cours des 30 années de vie initiales de la mine sont expliquées au tableau 8.

Marché des terres rares et prix de vente

Les ÉTR, un groupe de métaux aussi connus sous le nom des lanthanides, sont composés de 15 éléments dans le tableau périodique avec les numéros atomiques 57 à 71. L'yttrium, numéro atomique 39, est souvent inclus avec les lanthanides parce qu'il a des caractéristiques chimiques et physiques similaires à ceux-ci, et il se retrouve souvent avec les lanthanides dans la nature. Le contenu des ÉTR dans les produits et le minerai est généralement exprimé en termes d'oxyde équivalent, ou oxyde de terre rare.

Tableau 8: Niveaux de production annuelle

Production annuelle (t)
Metal oxide contenu Minimum Maximum Moyenne pour durée
de vie de la mine
(30 ans)
Lanthanum (La2O3) 1,200 1,600 1,350
Cerium (CeO2) 3,300 4,800 3,850
Praseodymium (Pr6O11) 400 580 460
Neodymium (Nd2O3) 1,200 1,800 1,400
Samarium (Sm2O3) 150 260 200
Europium (Eu2O3) 10 20 13
Gadolinium (Gd2O3) 260 530 360
Terbium (Tb4O7) 50 120 80
Dysprosium (Dy2O3) 370 990 600
Holmium (Ho2O3) 80 220 130
Erbium (Er2O3) 240 670 410
Thulium (Tm2O3) 40 100 60
Ytterbium (Yb2O3) 240 640 400
Lutetium (Lu2O3) 35 90 60
Yttrium (Y2O3) 2,500 7,200 4,250
Pentoxyde de Niobium (Nb2O5) 1,900 4,700 3,200
Oxyde de Zircone (ZrO2) 21,100 28,300 24,650

Quest recueille et analyse des données sur l'offre, la demande et le prix pour les ÉTR, l'yttrium, le niobium et le zircone. L'entreprise a aussi commandé plusieurs études indépendantes pour appuyer ses initiatives de commercialisation. Les ÉTR sont des apports manufacturiers critiques pour une variété de produits tels les aimants, batteries, éoliennes, voitures électriques, écrans plasma et tubes fluorescents. Il n'existe presque aucun substitut à l'utilisation des ÉTR dans une variété de technologies. Plusieurs systèmes de défense nationale sont aussi dépendants des terres rares, incluant les missiles téléguidés, bombes intelligentes, sonars avancés, communications sécuritaires, blindés avancés et technologie furtives. Présentement, il n'y a pas de marché libre pour les ÉTR. Les prix pour les ÉTR lourdes, qui sont produits majoritairement en Chine, sont déterminés par les producteurs basés sur les politiques industrielles du gouvernement. La Chine a dominé l'offre mondiale pour les terres rares depuis le milieu des années 90, en produisant près de 90 % de la demande mondiale.

Les tendances mondiales qui ont fait augmenter la demande pour les terres rares sont la miniaturisation, surtout des produits électroniques destinés aux consommateurs, le contrôle des émissions des voitures et l'efficacité énergétique. Ce qui complique aussi cette situation, c'est le transfert des secteurs manufacturiers des États-Unis, de l'Europe et du Japon vers la Chine, la Corée du Sud et d'autres pays émergents. La demande pour les terres rares en Chine a augmenté de façon importante au cours des dix dernières années. L'industrie chinoise est un grand consommateur de neodymium, de terbium, de dysprosium et d'yttrium dans son secteur manufacturier, et le gouvernement chinois cherche par tous les moyens un approvisionnement stable pour ses propres industries. La fixation des prix et la réduction de l'offre font partie de la stratégie chinoise, ce qui amène un déficit dans la disponibilité future des ÉTR. Des industries stratégiques, comme la défense nationale, sont donc vulnérables en Amérique du Nord et en Europe à la dominance chinoise dans l'industrie des terres rares.

Les présomptions de prix utilisées dans l'ÉPF (tableau 9) pour les oxydes de terres rares séparés sont basées sur les moyennes faisant consensus parmi les membres de l'industrie à partir de données de 2013, sur les prix courants sur le marché et sur les données d'experts de l'industrie. Quest a commandé une étude de la firme Roskill Consulting Group (janvier/aout 2013) pour prévoir l'offre et la demande d'ici 2017 et au-delà (l'étude Roskill). D'autres sources consultées sur le prix anticipé des terres rares incluent Metal Pages, Asian Metals, des consommateurs industriels clés et des analystes respectés dans l'industrie des terres rares. La présomption de prix de l'oxyde de zircone est basée sur une combinaison de prix à court et long terme, comme il est indiqué dans le Consensus Forecast, The Industrial Minerals Journal, l'étude Roskill et le TZMI Sand Report (sept. 2013), qui est une étude de marché sur le zircone complétée par TZ Minerals International Pty Ltd sous contrat avec Quest. La présomption de prix pour le niobium est basée sur l'étude Roskill et les prix courants du marché. Les prix pour les oxydes de terres rares utilisés dans l'ÉPF sont énumérés dans le tableau 9 ci-dessous. Une réduction de 30 % a été appliquée aux prix des oxydes de terres rares dans l'analyse économique pour refléter les prix des produits concentrés; aucune réduction n'a été appliquée aux prix de vente des produits de niobium et de zircone.

Tableau 9: Prix des terres rares, niobium et oxyde de zircone

Lanthanum (La) 9$
Cerium (Ce) 8$
Praseodymium (Pr) 85$
Neodymium (Nd) 80$
Samarium (Sm) 9$
Europium (Eu) 1,000$
Gadolinium (Gd) 40$
Terbium (Tb) 950$
Dysprosium (Dy) 650$
Holmium (Ho) 55$
Erbium (Er) 70$
Thulium (Tm) 1,000$
Ytterbium (Yb) 50$
Lutetium (Lu) 1,100$
Yttrium (Y) 30$
Niobium (Nb) 40$
Zircone (Zr) 7$

1. Tous les montants dans ce tableau sont en dollars U.S. par kilogramme d'oxyde.

Analyse de sensibilité

L'ÉPF inclut une analyse de sensibilité approfondie sur les paramètres clés du projet Lac Strange. Les paramètres économiques les plus sensibles du projet sont présentés dans le tableau 10 ci-dessous.

Tableau 10: Sensibilités

Paramètres Variation Impact sur le TRI (%)
Prix du produit 10 % 3,5
Dépense en capital 10 % 2,2
Recouvrement Yield/Mineral 3 % 1,1
Durée avant mise en opération 3 ans vs. 2 ans 2,9

Le processus et les usines d'extraction par solvant représentent 55 % des coûts comptant d'exploitation.

Les paramètres économiques du projet sont moins sensibles aux variations des coûts comptant d'exploitation de l'usine - une variation de 13 % de ces coûts influence le TRI du projet de 1 %.

Le transport et la logistique représentent 27 % des coûts comptant d'exploitation, donc les paramètres économiques du projet ont une sensibilité modérée au changement des coûts de logistique - une variation des coûts de 30 % dans les transports et la logistique entraîne une variation de 1 % sur le TRI du projet.

Les produits réactifs ou les produits chimiques utilisés dans les usines d'extraction par solvant et de traitement sont une composante importante (32 %) du total des coûts comptant d'exploitation. Cependant, une variation de 10 % de la quantité utilisée ou le prix de ces réactifs modifie le TRI du projet que de 0,4 %.

En ce qui concerne les éléments opérationnels du projet, la mine comprend un pourcentage relativement faible (12 %) de l'ensemble des coûts comptant d'exploitation. En conséquence, la rentabilité du projet est presque totalement insensible aux variations des coûts d'exploitation minière - Les coûts décaissés d'exploitation devraient augmenter de plus de 50 % pour réduire le TRI du projet de 1 %.

Le projet est majoritairement insensible aux changements des coûts de main-d'œuvre, d'énergie ou de matériaux consommables.

L'ÉPF a également examiné certains scénarios combinés, comme un scénario défavorable où les prix seraient 10 % plus faibles que prévu, les dépenses en immobilisations de 10 % plus élevées, les rendements/recouvrements inférieurs de 3 % et la mise en opération plus longue et plus lente que les paramètres pris en compte dans le scénario de base. Dans ce scénario hypothétique, le projet donne encore un TRI de 17 %, démontrant la solidité de l'aspect économique du projet.

L'analyse de sensibilité donne à Quest un mécanisme pour cibler des mesures d'amélioration, y compris celles mentionnées ci-dessus, ce qui influencera positivement la rentabilité du projet et/ou réduira la sensibilité du projet aux changements de paramètres.

Environnement et autorisations

Plus de deux années d'études environnementales de base sont en voie d'être complétées pour l'infrastructure proposée du projet Lac Strange et le long de la route menant à la côte du Labrador. Des efforts considérables ont déjà été investis pour recueillir des données sur les environnements biophysique et humain dans la zone d'étude, sur le site minier, le long d'un corridor routier de plus de 160 km et sur ​​plusieurs sites envisagés pour un nouveau site portuaire. L'étude de base pour le projet d'usine de transformation, la zone de stockage des résidus et des infrastructures associées sur le site du sud du Québec a été lancée en 2013 et devrait être achevée en 2014. Tout le travail lié à l'environnement est mené par AECOM avec l'appui des partenaires autochtones locaux et des prestataires de services régionaux dans la mesure du possible.

L'échéancier actuel prévoit que l'évaluation d'impact environnemental (EIE) pour toutes les composantes du projet commencera au début de 2014, après avoir soumis une description du projet aux autorités gouvernementales compétentes. Cinq processus d'EIE sont envisagés: deux au Québec (nord et sud), deux à Terre-Neuve-et-Labrador (provincial et Nunatsiavut), et l'autre avec le gouvernement fédéral canadien. En supposant un certain degré d'harmonisation entre les différentes juridictions, les études d'EIE et les consultations publiques associées devraient prendre environ deux ans (jusqu'en 2016). En particulier, le processus d'EIE dans le sud du Québec pourrait impliquer des audiences publiques menées par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). L'EIE sera suivie d'une période pouvant aller jusqu'à six mois pour obtenir les autorisations environnementales nécessaires (certificats d'autorisation, permis et licences) avant de lancer la construction. Quest anticipe que certains échéanciers critiques liés à l'approbation de permis de travail à court terme pourraient prendre moins de deux mois.

Des plans d'atténuation et de suivis appropriés sont déjà envisagés par l'équipe du projet, qui porte sur l'impact environnemental inévitable lié à l'exploitation minière, y compris les scénarios de compensation possibles pour la perte nette de l'habitat faunique ainsi que la fermeture et la remise en état des sites du projet. Quest met l'accent sur la planification et la conception en amont afin de minimiser les effets potentiellement importants par rapport aux caractéristiques et fonctions écologiques des sites. À ce jour, aucun impact environnemental majeur n'a été identifié. Cette approche proactive et stratégique a également contribué à améliorer l'efficacité et la durabilité du projet Lac Strange.

Acceptabilité sociale

Dès le début de son programme d'exploration à Lac Strange, Quest a établi et mis en œuvre une politique d'entreprise en matière de responsabilité environnementale. Cela a été une base pour des initiatives visant à maintenir ou à améliorer l'environnement dans lequel opère Quest, en particulier sur le site minier. Par exemple le nettoyage des déchets laissés par les précédents utilisateurs du site et la protection de la faune sensible pendant les opérations actives au camp d'exploration. Des travailleurs autochtones locaux ont également été formés et/ou intégrés dans les équipes d'environnement et d'exploration de Quest. Peter Cashin, PDG de Quest, a déclaré que : « L'approbation publique de ce projet ou son permis social d'exploitation est aussi important pour Quest que de rencontrer et dépasser les exigences réglementaires. » Le projet Lac Strange a été conçu pour être particulièrement sensible aux attentes et besoins régionaux.

Quest a initié les premières réunions avec certains leaders autochtones du Nord en 2008. Une série de réunions stratégiques a été réalisée en 2012 pour fournir tous les principaux groupes avec des niveaux similaires d'information et une possibilité comparable de poser des questions et de commenter le concept du projet initial. En janvier 2013, des projets de protocoles d'entente (PE) ont été présentés à des groupes autochtones susceptibles d'être touchés pour servir de base au début des négociations (en 2014) sur les accords de répercussions et les avantages (ARA) ou d'autres arrangements similaires. Le calendrier actuel prévoit une résolution au début de 2016, ce qui facilitera les exigences propres au gouvernement de consulter les groupes autochtones avant de délivrer des autorisations environnementales. Les intervenants autochtones et gouvernementaux ont été informés des mises à jour régulières sur l'avancement des deux études sur l'environnement et l'engagement communautaire.

L'acceptabilité sociale du projet dans le sud du Québec est évaluée sur des bases comparatives avec les projets passés d'envergure similaire, à la fois localement et internationalement, et basée sur un premier exercice de préconsultation avec un groupe de discussion constitué d'habitants de la région touchée.

Quest a également rencontré des représentants gouvernementaux de haut rang de toutes les juridictions concernées, afin d'anticiper les problèmes d'acceptabilité sociale ou certaines opportunités. En particulier, Quest a cherché à s'aligner sur les priorités de développement économique régional et à développer des relations avec les fournisseurs locaux qui ont démontré des avantages concurrentiels. Une mine dans le Nord du Québec et un port sur ​​la côte du Labrador sont l'occasion de travailler avec les travailleurs Inuits, Naskapis et Innus qui ont de l'expérience avec l'exploitation des ressources naturelles dans la région.

Le site de l'usine de traitement proposé dans le sud du Québec exige une main-d'œuvre hautement qualifiée, avec une vaste expérience dans les industries lourdes. Des opportunités d'attirer des « spin-off » d'autres industries liées aux ÉTR dans la région sont également en cours de discussion. En 2014, Quest a l'intention de consulter les intervenants locaux dans le sud du Québec pour discuter de leurs préoccupations et envisager des changements au projet si nécessaire, avant les audiences publiques officielles sur l'environnement. L'acceptabilité sociale restera au cœur du modèle d'affaires de Quest et continuera d'être surveillée dans le cadre de rapports sur la durabilité future de Quest.

Rapport technique NI 43-101 et personnes qualifiées

Un rapport technique NI 43-101 soutenant l'ÉPF est préparé par Micon International sous la direction de Richard Gowans, ing, président de Micon International, qui est la personne qualifiée pour le rapport NI 43-101. Quest déposera ce rapport sur SEDAR et EDGAR dans les 45 jours suivant la date de ce communiqué. Monsieur Gowans a examiné les données de l'étude de préfaisabilité décrite dans le présent communiqué. Tous les chiffres figurant dans ce communiqué sont soumis à un examen final et à une vérification et peuvent changer.

William J. Lewis, P.Geo., géologue senior chez Micon International, est la personne qualifiée responsable de la préparation de l'estimation des ressources minérales décrites dans ce communiqué. La date effective de l'estimation des ressources est le 31 août 2012. Le rapport technique NI 43-101 appuyant l'estimation des ressources qui précède est disponible sous le profil de Quest sur ​​SEDAR et EDGAR.

À propos de Minéraux rares Quest

Minéraux rares Quest Ltée (« Quest ») est une entreprise d'exploration canadienne axée sur l'identification et la découverte de nouveaux gisements significatifs de terres rares. Elle se concentre actuellement sur son projet phare, la propriété du Lac Strange, (terres rares-zirconium-niobium) au nord-est du Québec. Quest est cotée au TSX ainsi qu'au NYSE MKT sous le symbole « QRM » et est dirigée par des gestionnaires et une équipe technique très respectés, avec un historique prouvé dans la découverte de nouvelles mines. Quest croit que son projet Lac Strange a le potentiel de devenir un important producteur d'éléments de terres rares (ETR). L'exploration de Quest a mené à la mutliplication par deux du tonnage du gisement de la Zone B sur la propriété du Lac Strange. En 2012, Quest a soumis un instrument national 43-101 conforme à l'estimation des ressources minérales mesurées, indiquées et inférées sur le gisement de la Zone B, et a complété une évaluation économique préliminaire (EEP) pour le gisement de la Zone B. De plus, Quest a annoncé la découverte d'une importante nouvelle zone de minéralisation de terres rares sur son projet de Lac Misery, approximativement 120 km au sud de son projet de Lac Strange. Quest poursuit ses recherches d'opportunités de haute valeur à travers l'Amérique du Nord.

Énoncés prospectifs

Ce communiqué contient des déclarations qui peuvent constituer de l'« information prospective » ou des « déclarations prospectives » au sens de la législation canadienne et américaine applicable en matière de valeurs mobilières. L'information et les déclarations prospectives peuvent inclure, entre autres, des déclarations concernant les plans futurs, les coûts, les objectifs ou les performances de Quest, ou des hypothèses qui sous-tendent tout ce qui précède. Dans ce communiqué, des mots tels que « peut », « serait », « pourrait », « fera », « probable », « croire », « s'attendre à », « anticiper », « avoir l'intention », « planifier », « estimer » et des mots similaires et leur forme négative, servent à identifier les déclarations prospectives. Les énoncés prospectifs ne doivent pas être interprétés comme des garanties de rendement ou de résultats futurs et ne sont pas nécessairement des indications exactes à savoir si, à quel moment ou par qui, telle performance future sera atteinte. Aucune assurance ne peut être donnée que les événements anticipés dans l'information prospective se produiront, ou que si l'un d'eux se produit, quels avantages en tirera Quest. Tout énoncé prospectif est basé sur l'information disponible au moment donné ou de la bonne foi de la direction au sujet d'événements futurs qui sont assujettis à des risques, de l'incertitude, de la présomption et d'autres facteurs imprévisibles, plusieurs d'entre eux étant indépendants de la volonté de Quest. Ces risques et incertitudes incluent, mais ne se limitent pas à ceux qui sont écrits dans le formulaire d'information annuel de Quest daté du 25 janvier 2013 sous la rubrique « Facteurs de risque » et dans le rapport de gestion de Quest pour l'année fiscale terminée le 31 octobre 2012 sous la rubrique « Facteurs de risque ». Ces deux documents sont disponibles sur les sites Internet SEDAR (www.sedar.com) et EDGAR (www.sec.gov). Ces risques peuvent générer des événements réels ou des résultats qui peuvent différer de façon significative de ceux projetés. Quest n'a pas l'intention de mettre cet énoncé prospectif à jour pour refléter des événements futurs, à moins d'en être contraint par la loi.

Figure 1 est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/906222f-1.pdf.

Figure 2 est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/906222f-2.pdf.

Figure 3 est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/906222f-3.pdf.

Figure 4 est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/906222f-4.pdf.

Figure 5 est disponible à l'adresse suivante : http://media3.marketwire.com/docs/906222f-5.pdf.

Contact:
Quest Rare Minerals Ltd.
Peter J. Cashin
Président & chef de la direction
416 916-0779
416 916-0777 ou 1 877 916-0777
info@questrareminerals.com
www.questrareminerals.com

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